C'était pas vrai : y'en avait une Autre.
Cette Autre, c'était toi.
J'ai jamais été en amour avec toi, j'ai jamais même été proche de me poser la question.
J'avais juste envie de toi. De te conquérir. Que tu perdes le contrôle et que tu te donnes à moi. Je voulais gagner.
This is what I do.
Je voulais sentir ton corps trembler sous mes mains, ton souffle se perdre.T'entendre soupirer "fuck it" encore une fois, alors que ma bouche explore ton corps. Que tu en redemandes.
This is what I wanted.
C'était l'fun, au début. Délicieux et interdit. Tu trippais à flirter avec moi et je trippais parce que t'étais un osti de beau challenge.
Mais, comme un yogourt passé date, ça a mal viré. Et, plutôt que de retirer mes billes, je me suis entêtée. Prise dans le tourbillon de ma vie qui foutait le camp, je pouvais pas me résoudre à perdre. À échouer. À me priver du rush que tu me donnais.
J'ai poussé. T'as reculé. Depuis ce temps-là, c'est pu pareil. Je le sens. Tu le sais. On s'en parle, même.
Mais j'arrive pas à fermer les livres. À renoncer à ce désir que j'éprouve pour toi. À cette savoureuse attirance qui demeure et avec laquelle tu t'amuses encore, quand tu veux t'allumer pour quelqu'un d'autre.
J'ai jamais senti que tu me désirais. Tu ne me l'as jamais confirmé, pas de la façon dont j'avais besoin de l'entendre. Peu importe que tu m'envoies une photo de toi, nue, en dessous de ta chemise. Je suis une fille de mots. Et les mots, tu ne les as jamais dit.
"I have no desire for you"
Ceux-là, tu les as dit. Quand je t'ai demandé de le faire, aujourd'hui.
Je m'en fous si c'est vrai ou pas. Si tu mens ou si tu es soulagée. J'ai besoin de croire que c'est vrai, que tu ne ressens aucun désir pour moi, pour être capable de passer à autre chose.
Parce que ton mur, je le frappe fréquemment depuis quelques semaines. J'ai mal partout, à force de m'enfarger dans ton indifférence ponctuelle ou d'attendre, en vain, une autre de tes bulles où t'as envie de flirter avec moi. Où tu alimentes le mirage de ce que ça aurait été de coucher avec moi, tout en détruisant, du même souffle, tout espoir que ça arrive un jour.
J'abandonne. Je me déclare vaincue.
Moi, pu de Toi et sans les Autres. Voyage à la première personne du singulier, par choix. Ou presque.
mercredi 17 août 2016
mardi 16 août 2016
Prélude plate, mais nécessaire
Tout
d'abord, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue, pour les nouveaux. Pour
les autres, welcome back : I've missed you! :)
Pour ceux et celles qui m'ont déjà lu, vous avez peut-être le vague souvenir que ma première (et dernière) expérience de blog s'est terminée... abruptement. Trahie, humiliée, sanctionnée et censurée. Par Big Brother et la hantise de la Une publique.
Depuis ce temps, mon clapet virtuel s'est soudé. Ma créativité s'est fait torpillée et mon rapport à l'écriture s'est empoisonné. Pendant plusieurs années, je me suis empêchée d'écrire, pour faire un "fuck you" enfantin à Big Brother ("Tant qu'à me faire dire qu'est-ce que j'ai le droit d'écrire, j'écrirai pas pentoute, BON!").
Sauf que je me suis privée du moyen de m'exprimer qui me fait vibrer, qui me permet de plonger au fond de moi, qui m'alimente et me faire sentir vivante. Pour me connaître, Écrire. Pour apprendre à m'aimer, me faire lire.
Aujourd'hui, je choisis d'assumer. Et de faire un vrai "fuck you" à Big Brother. Mais le genre de "fuck you" sécuritaire qu'on fait quand l'autre a le dos tourné.
Ainsi, pour que ce blog demeure public, je devrai me soumettre à deux contraintes. Et vous devrez vous y soumettre aussi. Sinon, je devrai restreindre l'accès à mon blog et ça serait une tragédie pour l'Univers :
- Ne jamais révéler le nom de mon employeur ou
des détails permettant de le faire, si on a un brin d'intelligence.
Ex : Je travaille pour une organisation dont le grand patron serait un distant cousin de Narcisse.
- Ne pas écrire, même si c'est un mensonge, que je m'adonne à une activité sanctionnée par le Code Criminel, le Code de la sécurité routière, la Bible, les Lois de la FIFA, le Code d'éthique des Scouts, etc.
Je n'hésiterai pas à effacer ou à modifier des commentaires, advenant que ces contraintes ne soient pas respectées.
Ceci
étant dit, une forte partie de moi a envie de me transformer en Mike Ward et de crier à la CENSURE, à l'atteinte directe à ma LIBERTÉ D'EXPRESSION. Mais,
puisque je suis chicken, je vais plutôt dire que c'est ma psy qui m'a
formellement recommandé de ré-ouvrir un blog, comme stratégie d'adaptation. Big
Brother, si tu n'es pas content de ce que tu lis, appelle ma psy pis mange de
la marde!
I'M BACK!
Bonne lecture! :)
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