C'était pas vrai : y'en avait une Autre.
Cette Autre, c'était toi.
J'ai jamais été en amour avec toi, j'ai jamais même été proche de me poser la question.
J'avais juste envie de toi. De te conquérir. Que tu perdes le contrôle et que tu te donnes à moi. Je voulais gagner.
This is what I do.
Je voulais sentir ton corps trembler sous mes mains, ton souffle se perdre.T'entendre soupirer "fuck it" encore une fois, alors que ma bouche explore ton corps. Que tu en redemandes.
This is what I wanted.
C'était l'fun, au début. Délicieux et interdit. Tu trippais à flirter avec moi et je trippais parce que t'étais un osti de beau challenge.
Mais, comme un yogourt passé date, ça a mal viré. Et, plutôt que de retirer mes billes, je me suis entêtée. Prise dans le tourbillon de ma vie qui foutait le camp, je pouvais pas me résoudre à perdre. À échouer. À me priver du rush que tu me donnais.
J'ai poussé. T'as reculé. Depuis ce temps-là, c'est pu pareil. Je le sens. Tu le sais. On s'en parle, même.
Mais j'arrive pas à fermer les livres. À renoncer à ce désir que j'éprouve pour toi. À cette savoureuse attirance qui demeure et avec laquelle tu t'amuses encore, quand tu veux t'allumer pour quelqu'un d'autre.
J'ai jamais senti que tu me désirais. Tu ne me l'as jamais confirmé, pas de la façon dont j'avais besoin de l'entendre. Peu importe que tu m'envoies une photo de toi, nue, en dessous de ta chemise. Je suis une fille de mots. Et les mots, tu ne les as jamais dit.
"I have no desire for you"
Ceux-là, tu les as dit. Quand je t'ai demandé de le faire, aujourd'hui.
Je m'en fous si c'est vrai ou pas. Si tu mens ou si tu es soulagée. J'ai besoin de croire que c'est vrai, que tu ne ressens aucun désir pour moi, pour être capable de passer à autre chose.
Parce que ton mur, je le frappe fréquemment depuis quelques semaines. J'ai mal partout, à force de m'enfarger dans ton indifférence ponctuelle ou d'attendre, en vain, une autre de tes bulles où t'as envie de flirter avec moi. Où tu alimentes le mirage de ce que ça aurait été de coucher avec moi, tout en détruisant, du même souffle, tout espoir que ça arrive un jour.
J'abandonne. Je me déclare vaincue.
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